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Monteur d’échafaudages : assurez la solidité de votre métier avec une assurance responsabilité civile décennale

MONTEUR D’ÉCHAFAUDAGES ASSUREZ LA SOLIDITÉ DE VOTRE MÉTIER AVEC UNE ASSURANCE RESPONSABILITÉ CIVILE DÉCENNALE-MADÉCENNALEFACILE
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En droit français, l’assurance décennale est obligatoire pour tous les constructeurs d’ouvrages, conformément à l’article L241-1 du Code des assurances. Cette obligation concerne tous les professionnels du bâtiment qui interviennent dans la construction d’un ouvrage, y compris les monteurs d’échafaudages.

En effet, l’échafaudage, bien que temporaire, est considéré comme un ouvrage au sens de l’article 1792 du Code civil. Par conséquent, le monteur d’échafaudage est tenu de souscrire une assurance décennale pour couvrir sa responsabilité en cas de dommages affectant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.

Il est à noter que l’assurance décennale couvre les dommages qui peuvent survenir pendant une période de 10 ans à compter de la réception des travaux. Si un dommage survient pendant cette période, l’assureur est tenu d’indemniser le maître d’ouvrage pour la réparation des dommages.

Cependant, il est important de préciser que l’assurance décennale ne couvre que les dommages liés à la solidité de l’ouvrage ou à sa destination. Elle ne couvre pas les dommages causés par un mauvais usage de l’échafaudage ou par un défaut d’entretien.

Enfin, il est à noter que le monteur d’échafaudage doit mentionner sur ses devis et factures l’assurance souscrite au titre de son activité, ainsi que les coordonnées de l’assureur, conformément à l’article 22-2 de la loi n°96-603 du 5 juillet 1996.

Textes de référence :

  • Code civil : article 1792 – Responsabilité du constructeur en cas de dommages
  • Code des assurances : article L241-1 – Assurance de responsabilité décennale
  • Loi n°96-603 du 5 juillet

Descriptif de l'assurance décennale pour les monteurs d’échafaudage

L’assurance décennale est une garantie obligatoire pour tous les constructeurs, y compris les monteurs d’échafaudage, en vertu de l’article 1792 du Code civil. Elle couvre pendant dix ans à compter de la réception des travaux, les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui le rendent impropre à sa destination.

Dans le cas des monteurs d’échafaudage, l’assurance décennale couvre les dommages qui pourraient survenir du fait de la mauvaise installation ou du mauvais montage de l’échafaudage. Par exemple, si l’échafaudage s’effondre et cause des dommages à l’ouvrage sur lequel il était installé, l’assurance décennale du monteur d’échafaudage interviendra pour couvrir ces dommages.

Il est important de noter que l’assurance décennale ne couvre pas les dommages causés par l’usure normale ou le mauvais entretien de l’échafaudage. De plus, elle ne couvre pas non plus les dommages causés par des événements extérieurs tels que les catastrophes naturelles, sauf si ces événements sont expressément inclus dans le contrat d’assurance.

Enfin, il est à noter que le monteur d’échafaudage doit souscrire cette assurance avant le début des travaux. En cas de non-souscription, il s’expose à des sanctions pénales en vertu de l’article L243-3 du Code des assurances.

L'assurance décennale est-elle obligatoire pour les monteurs d’échafaudage ?

Les monteurs d’échafaudage sont concernés par cette obligation car leur travail est considéré comme une partie intégrante de l’ouvrage. En effet, un échafaudage mal monté peut entraîner des conséquences graves, tant sur la sécurité des personnes que sur la solidité de l’ouvrage. Par conséquent, en cas de dommage lié à un défaut de l’échafaudage, la responsabilité du monteur peut être engagée pendant dix ans.

Il est important de noter que l’assurance décennale ne couvre que les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui le rendent impropre à sa destination. Elle ne couvre pas les dommages matériels ou immatériels causés par un échafaudage mal monté, qui relèvent de la responsabilité civile professionnelle du monteur.

En conclusion, l’assurance décennale est obligatoire pour les monteurs d’échafaudage afin de protéger le maître d’ouvrage contre les malfaçons pouvant affecter la solidité de l’ouvrage ou le rendre impropre à sa destination, pendant une durée de dix ans à compter de la réception des travaux.

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En dépit de la rigueur et de l’expertise que les monteurs d’échafaudages déploient au quotidien, le risque zéro n’existe pas.

Le dommage sera considéré suffisamment grave dès lors qu’il porte atteinte à la solidité de l’ouvrage ou le rend impropre à sa destination.

Quels sont les sinistres couverts par l'assurance décennale ?

L’assurance décennale, conformément aux articles 1792 et suivants du Code civil, couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, sans le mettre en péril, le rendent impropre à sa destination.

Voici une liste non exhaustive des sinistres généralement couverts par l’assurance décennale :

  1. Les dommages qui affectent la structure de l’ouvrage (fissures importantes, effondrement de toiture, etc.).
  2. Les problèmes d’étanchéité graves pouvant affecter la solidité de l’ouvrage ou le rendre impropre à sa destination.
  3. Les défauts de conformité qui rendent l’ouvrage impropre à sa destination (par exemple, une isolation thermique ou acoustique insuffisante).
  4. Les dommages affectant la solidité des éléments d’équipement indissociables du bâti. Il s’agit des éléments dont la dépose, le démontage ou le remplacement ne peut s’effectuer sans détérioration ou enlèvement de matière de l’ouvrage (par exemple, une chaudière intégrée à un chauffage central).

 

Il est important de noter que l’assurance décennale ne couvre pas les dommages esthétiques (par exemple, la décoloration de la peinture), ni les dommages résultant de l’usure normale ou de l’entretien insuffisant de l’ouvrage.

En cas de sinistre, il est recommandé de contacter rapidement son assureur et de lui fournir tous les éléments nécessaires pour évaluer le dommage (description détaillée, photos, etc.). En cas de désaccord avec l’assureur sur la prise en charge du sinistre, il peut être utile de faire appel à un expert indépendant.

Quelles sont les procédures en cas de sinistre ?

En cas de sinistre :

  1. la première étape consiste à déclarer le sinistre à votre assureur. Cette déclaration doit être effectuée dans les délais stipulés dans votre contrat d’assurance, généralement dans les 5 jours ouvrés suivant la connaissance du sinistre. La déclaration peut être faite par courrier recommandé avec accusé de réception, par téléphone, par email ou via le site internet de l’assureur, selon les modalités prévues par le contrat.
  2. Suite à cette déclaration, l’assureur peut désigner un expert pour évaluer les dommages. L’expert rendra un rapport et proposera une indemnisation. Si vous n’êtes pas d’accord avec cette proposition, vous pouvez demander une contre-expertise à vos frais.
  3. Si les deux experts ne parviennent pas à se mettre d’accord, un troisième expert peut être désigné pour trancher. Les frais de cette tierce-expertise sont généralement partagés entre l’assureur et l’assuré.
  4. Si le litige persiste malgré la tierce-expertise, vous pouvez saisir le médiateur de votre compagnie d’assurance. Le médiateur peut être saisi une fois que vous avez tenté de résoudre le litige avec le service client de l’assureur.
  5. Si le litige n’est toujours pas résolu après l’intervention du médiateur, vous pouvez intenter une action en justice. L’action doit être intentée dans un délai de deux ans à compter de l’événement qui a donné lieu au litige, conformément à l’article L114-1 du Code des assurances.

 

Il est important de noter que le délai de prescription est interrompu par la désignation d’un expert ou par l’envoi d’une réclamation par lettre recommandée avec accusé de réception. Il est également suspendu pendant la médiation.

Enfin, il est toujours recommandé de consulter votre contrat d’assurance pour connaître les modalités précises de déclaration de sinistre et de règlement des litiges

Comment souscrire à une assurance décennale en tant que monteur d’échafaudage ?

En tant que monteur d’échafaudage, vous êtes considéré comme un professionnel du bâtiment et vous êtes donc tenu de souscrire une assurance décennale avant le début de vos travaux, conformément à l’article L241-1 du Code des assurances. Cette assurance couvre les dommages qui peuvent affecter la solidité de l’ouvrage ou le rendre impropre à sa destination pendant une durée de 10 ans à compter de la réception des travaux.

Voici les étapes à suivre pour souscrire à une assurance décennale :

  1. Choisissez une compagnie d’assurance : Il existe de nombreuses compagnies d’assurance qui proposent des assurances décennales. Vous pouvez faire appel à un courtier en assurance pour vous aider à choisir l’offre qui correspond le mieux à vos besoins et à votre budget.
  2. Remplissez un questionnaire : L’assureur vous demandera de remplir un questionnaire pour évaluer le risque à assurer. Ce questionnaire porte généralement sur votre expérience professionnelle, la nature de vos travaux, votre chiffre d’affaires, etc. Assurance monteur d’échaffaudage – MDF
  3. Fournissez les documents nécessaires : Vous devrez fournir plusieurs documents, tels que votre extrait Kbis, votre attestation de qualification professionnelle, vos derniers bilans comptables, etc.
  4. Payez la prime d’assurance : Une fois votre contrat d’assurance établi, vous devrez payer la prime d’assurance. Le montant de cette prime dépend de plusieurs facteurs, tels que la nature de vos travaux, votre chiffre d’affaires, votre expérience professionnelle, etc.
  5. Recevez votre attestation d’assurance : Une fois la prime d’assurance payée, l’assureur vous délivrera une attestation d’assurance. Vous devrez présenter cette attestation à vos clients avant le début des travaux.

 

Il est important de noter que l’absence d’assurance décennale est sanctionnée pénalement.

Comment est calculé le coût d'une assurance décennale ?

Le coût d’une assurance décennale, aussi appelé prime d’assurance, est calculé en fonction de plusieurs critères :

  1. La nature de l’activité : Certaines activités sont considérées comme plus risquées que d’autres. Par exemple, un maçon ou un charpentier peut payer une prime plus élevée qu’un peintre ou un plaquiste.
  2. L’expérience professionnelle : Un professionnel avec une longue expérience et un historique de sinistralité faible aura tendance à payer une prime moins élevée qu’un professionnel débutant ou ayant un historique de sinistralité élevé.
  3. Le chiffre d’affaires : Plus le chiffre d’affaires est élevé, plus la prime d’assurance sera élevée. En effet, un chiffre d’affaires élevé implique un volume de travaux plus important, et donc un risque plus élevé.
  4. La localisation géographique : Le coût de l’assurance peut varier en fonction de la région où vous exercez votre activité. Certaines régions sont considérées comme plus risquées que d’autres en raison de facteurs tels que le climat, le type de sol, etc.
  5. Les garanties choisies : Le coût de l’assurance dépend également des garanties choisies. Plus vous choisissez de garanties, plus la prime d’assurance sera élevée.

 

Il est important de noter que chaque assureur a sa propre méthode de calcul de la prime d’assurance. Il est donc recommandé de faire plusieurs devis pour comparer les offres et choisir celle qui correspond le mieux à vos besoins et à votre budget.

Enfin, il faut savoir que le coût de l’assurance décennale est déductible de vos impôts en tant que charge professionnelle, conformément à l’article 39 du Code général des impôts.

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A retenir

L’assurance décennale est incontournable pour le monteur d’échafaudages qui souhaite réaliser des travaux sur le territoire français.

L’assurance doit être souscrite avant le début des travaux.

Aucune exonération de responsabilité n’est possible, même si le maître d’ouvrage en fait la demande.

La responsabilité décennale est une responsabilité de plein droit qui est due par l’entrepreneur quel que soit son statut dès la survenance d’un désordre décennal dans le délai de dix ans suivant la réception des travaux.

Lors de la recherche des causes du sinistre, une expertise amiable ou judiciaire peut être organisée et à cette occasion un partage des responsabilités peut être décidé s’il s’avère que des fautes de conception sont imputables au maître d’œuvre ou à une autre entreprise qui serait intervenue sur l’ouvrage sans prendre la précaution de refuser le support.

La réparation des désordres peut nécessiter des travaux de grande en ampleur telle que la reprise de l’enduit.

Les conséquences du défaut d’assurance peuvent donc être gravissimes pour l’entreprise de pose d’échafaudages qui sera tenue à réparation sur ses propres deniers et pourra voir sa responsabilité pénale engagée.

La garantie décennale :

  • est incontournable
  • obligatoire
  • doit être souscrite préalablement au début des travaux
  • est due pendant 10 ans à compter de la réception des travaux
  • transmissible aux propriétaires successifs de l’ouvrage.

Oli est toujours présente pour
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